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L'infection génitale à Papillomavirus - Prévention et dépistage
   

Human papilloma virus (HPV) L'infection génitale à Papillomavirus

L'infection génitale à Papillomavirus est l'une des infections génitales les plus fréquentes. Toutefois même s'il est probable qu'une personne sur dix soit porteuse du virus, une sur cent seulement présente des condylomes.

Définition du condylome : Tumeur bénigne affectant la peau ou les muqueuses, en particulier des régions génitales. Le condylome est souvent provoqué par une infection à papillomavirus. Il a une évolution favorable et peut être facilement guéri par un traitement local, mais certaines formes évoluent vers des lésions plus sévères et peuvent, après plusieurs années, dégénérer en cancer. Les condylomes non traités peuvent favoriser le développement du cancer de l'utérus chez la femme.

Prévention et dépistage

Bien que le cancer du col de l'utérus soit une néoplasie à incidence relativement faible (3,6 % de tous les cancers féminins d'après l'Institut Scientifique de la Santé Publique), elle est la seule tumeur montrant une baisse de l'incidence à cause d'une détection précoce des premières proliférations.

Le Papillomavirus Humain (HPV) est indiqué comme facteur causal probable. Le comportement sexuel, principalement à un âge relativement jeune, et le nombre de partenaires sexuels sont des déterminants, le tabac augmente aussi le risque.

Dépistage du cancer du col

Mise en évidence des liens étroits entre certains papillomavirus et le cancer du col de l'utérus. Les nouveaux tests permettant encore d'améliorer le dépistage. Article du Docteur Minier, Cancérologue, Caducée - Mars 2000.

Dépistage de l'infection par le virus du papillome humain chez les femmes asymptomatiques

Le but de ce rapport était d'évaluer et de coter les preuves existantes d'un lien entre l'infection par le VPH et le risque accru de cancer du col utérin, et de présenter aux médecins de première ligne des lignes directrices concernant le dépistage de l'infection par le VPH chez les femmes asymptomatiques.

Comment traite-t-on les verrues ano-génitales?

Le médecin peut traiter les verrues de diverses manières. Seuls les traitements externes sont toutefois possibles. Evidemment on ne saurait éradiquer tous les virus, ainsi ceux qui colonisent des zones cutanées saines en apparence et qui ne sont pratiquement pas détectés par la plupart des méthodes d’investigation courantes. Une récidive est donc toujours possible. Le pourcentage de réapparition de verrues pourtant traitées varie avec la technique de traitement. Le choix de la technique appropriée se fera en fonction du type de virus, de la localisation de la verrue et de ses dimensions.

La durée de certains traitements est souvent fort longue. Le succès du traitement se réalise alors par petites étapes. Il y faut pas mal de patience de la part du médecin et de sa patiente/son patient. Une collaboration étroite médecin/patient(e) est souvent nécessaire. Il existe un certain nombre de thérapeutiques dont la plupart exigent une série de consultations. Voici les principaux traitements à envisager:

Traitement chirurgical
  • La cryothérapie ou thérapie par le froid (l’azote liquide) est efficace dans beaucoup de cas. Les verrues tombent, généralement au bout de plusieurs semaines, ce qui nécessite plusieurs consultations.
  • L’électrocoagulation au bistouri électrique utilise la chaleur produite pour éliminer les verrues ligaturées.

  • Les techniques que nous venons d’évoquer nécessitent une anesthésie locale de la zone cutanée à traiter si l’on veut éviter la douleur. L’anesthésique est administré sous forme de crème ou par injection.

  • Le laser CO2 utilise une émission de lumière cohérente très intense pour détruire les verrues. C’est une technique moderne utilisée surtout dans les cas compliqués.
Les interventions chirurgicales peuvent évidemment laisser des cicatrices.

Traitement médicamenteux

Pour cette forme de traitement, deux substances sont aujourd’hui disponibles. Toutes deux renforcent les défenses immunitaires de l’organisme. Ces médicaments présentent l’avantage de s’attaquer à la cause des verrues, c.-à-d. à l’infection virale. Les verrues sont donc moins récidivantes que sous traitement chirurgical.

Le plus ancien de ces deux médicaments est l’interféron, qui est injecté dans la verrue même ou sous la peau du ventre ou de la cuisse. L’interféron appliqué en gel prévient la réapparition des verrues éliminées par électrocoagulation ou laserthérapie.

L’imiquimod est un nouveau médicament que les patients peuvent appliquer eux-mêmes, sous forme de crème, sur les zones à traiter. En stimulant la réponse immunitaire de l’organisme, l’imiquimod s’attaque à l’infection virale et aux verrues sans léser les tissus – une cicatrisation est extrêmement rare.

D’autres médicaments ont une action analogue à la chirurgie en détruisant par des moyens chimiques les verrues ano-génitales visibles.

La podophyllotoxine et la podophylline sont des composés chimiques qui s’appliquent à la surface des verrues. La podophyllotoxine peut être utilisée par les patients eux-mêmes, alors que la podophylline ne doit être appliquée que par le médecin en raison de son caractère fortement corrosif.

L’acide trichloracétique est un autre composé chimique que le médecin peut appliquer à la surface des verrues. Une application répétée est parfois nécessaire.

Conseils

•          Demandez à votre médecin de vous expliquer les avantages des divers traitements.

•          Demandez à votre médecin quels sont les inconvénients de ces traitements, p. ex. la cicatrisation.

•          Vous devriez savoir quoi faire en cas de séquelles désagréables du traitement et quand vous devrez retourner chez votre médecin pour contrôle.

•          Ayez de la patience: le traitement nécessite souvent plusieurs consultations, étant donné qu’il ne peut pas toujours être effectué en une seule fois.

•          Informez votre médecin si vous êtes enceinte ou pensez l’être, pour qu’il puisse choisir une méthode de traitement sans danger pour votre bébé.

•          N’achetez aucun des remèdes disponibles pour le traitement des verrues aux mains ou aux pieds: ils ne conviennent pas pour la peau sensible des zones génitales.

•          Certains experts recommandent l’abstention sexuelle pendant le traitement. L’idée, c’est de protéger surtout la zone traitée de tout frottement qui pourrait ralentir le processus de guérison.


Prévention

L’HPV et les verrues ano-génitales sont transmis le plus fréquemment par contact sexuel. Pour éviter la contagion, il faut observer les règles qui valent pour les autres maladies sexuellement transmissibles (MST). Les techniques du «sexe protégé» réduisent le risque de transmission de MST, y compris celui des verrues ano-génitales.

Le préservatif est le moyen le plus sûr d’éviter la transmission.

Les personnes qui changent souvent de partenaire sexuel(le) courent un plus grand risque d’être infectées par une MST.

Les mousses crèmes et gels spermicides ne protègent pas contre l’HPV ni contre les verrues ano-génitales même si ces produits peuvent s’avérer efficaces contre d’autres MST. On ne devrait en aucun cas les utiliser seuls, mais exclusivement en même temps qu’un préservatif.

Les préservatifs utilisés correctement du début à la fin des rapports sexuels assurent une protection parfaite. On en conseillera donc l’usage avec tout nouveau / toute nouvelle partenaire sexuel(le), ainsi que dans les rencontres sexuelles fortuites.

Le développement d’un cancer peut être prévenu par des contrôles réguliers (frottis cervico-vaginal) et un traitement approprié.

L’HPV et les verrues ano-génitales sont relativement fréquents dans la population sexuellement active et ne constituent pas ne situation d’exception

http://www.baclesse.fr/cours/fondamentale/7-carcino-virale/Virale-6.htm
http://www.ulg.ac.be/virofond/hpvR.htm
http://www.netdoktor.de/krankheiten/fakta/hpv.htm

 

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